Georges

Georges

mercredi 14 août 2013

Struggle for life

Tu te conformes à l'existence imposée qui s'avère verticale et âpre sans béquille. 

Cette habitude que tu as pris de t'épanouir en flammes, il faut t'en débarrasser. Ne plus mettre de charrue avant les bœufs et ne plus croire en l'oubli de soi comme solution salvatrice.

 Désapprendre tout ce qui t'as été donné comme une vérité désormais menteuse.
 Ta mémoire te balade dans les névroses partagées, la complaisance dans la confusion.
 S'oublier, se diluer, se laisser aller à trop écouter ce qui vient de l'intérieur. 

Tu te méfies des feux d'esbroufe qui démarrent dans les steppes asséchées.
On ne se méfie JAMAIS ASSEZ d'une lueur d'incandescence qui veille pour tout enflammer au moindre courant d'air. 
Tu te tiens sur tes gardes au moindre courant d'air, courant d'eau, tu chasses ce qui t'attire loin de la berge pour t'épuiser dans tes gesticulations de noyée. 
Tu te fatigues à  sauver les meubles au lieu de les laisser pourrir, de déclarer l’état de catastrophe naturelle et de te concentrer sur des brasses propres qui te propulsent dans ce qui finit par n'être qu'une flaque de sueur, de pisse, un bouillon dégueulasse dont il faut s'extraire avant de boire une tasse fatale.

Tu dois foutre au feu des mots, une profusion de mots sagement rangés dans des cahiers, qui se sont vautrés dans des certitudes, dans des plans d'éternité alors même que ce mot ne concerne que les cailloux, et encore.
Un amour minéral et figé ne nourrit personne.
La nourriture, il faut la chercher ailleurs, dans ce qui amuse et rend service à l'ennui. 
Tu veux des sœurs et des frères, des amours hippies et innocentes. 
Du temps qu'on n'hypothèque pas sur du vide.
Fuir dès que possible la ville au relent d'amour mort qui t'oblige à raser les murs. 
Les rues se souviennent et se gaussent de la personne que tu as été et que tu dois apprendre à ne plus être. Elles peuvent se foutre de ta gueule, t'en as fait des caisses, on t'y reprendra plus.

Tu ne seras plus ce feu follet convaincu et volontaire qui dépose ses abats entre les mains d'un autre être et qui patiente pour tout récupérer, pour se consolider. 

Tu luttes pour mettre de côté ta nature emportée, lisser les irrégularités dont tu as longtemps été fière, ne plus rien attendre que tu ne saches toi même te donner. 

Considérer par le mépris les rugosités qui t'empêchent, qui t'attachent, qui t'obligent à te débattre, sans cesse et à bout de force. 

 
Avancer. 
Avancer. 
Avancer. 



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