Georges

Georges

jeudi 26 juillet 2012

Break Listing#

_ Sur France Culture, lecture des vagues de Virginia Woolf : ICI . Une rêverie mélancolique et profonde qui m'a enchantée. Tu me l'as conseillé, je l'ai lu.
_ Je ne sais pas quoi dire d'un livre qui m'emporte ailleurs, parce que je perds la raison, volontiers, dès que l'occasion se présente et il me faudrait revenir à une réalité trop crue pour en parler. Il faudrait une relecture critique qui gâcherait la première impression.

_ Dans la liste de mauvaises habitudes : Justifier mes manquements. 

_ Je ne trouve pas les patchs pour arrêter.

_ A ce titre, je n'ai pas reparlé des chroniques des temps perdus et bande son pour orgasme de KMS. Tu peux le trouver ICI si tu as une liseuse, et ICI si tu n'en as pas. Il y est question de disques qui tournent, d’esbroufe adolescente, de nostalgie et de filles. C'est beau.

_ Il fait torride, la chaleur écrasante alourdit notre instinct et brouille notre jugement, si on la laisse faire. 

_ Si on la laisse faire. 

_ Calfeutrée dans des déserts de banquise, je souffle des baisers sur sa peau brune.

_ La route et le stylo m’emmènent loin de cette page. 

_ Tout ira si vite, tu ne verras rien. 

_ Je vais prendre de l'élan pour botter le cul à tout ce qui ne mérite que ça. 

_ Je te souhaite le meilleur. 



vendredi 20 juillet 2012

Fire walk with me

Retiré de la boite aux lettres, du papier à classeur que mon cerveau envoie automatiquement dans la case "important". Soldat de l'ordre administratif, tu mets en route la mécanique des pochettes en plastique qui bruissent contre les bonnes intentions.

Mettre un terme, pour de bon, à des lâchetés aussi  minuscules que redoutables. Compromis permanent avec le confort moral, tu brades ta propre paix pour ne pas déranger.

Le feu est l'élément des nuits d'amitié, des épanchements pudiques alors que nos visages flamboient.

Dans les crépitements du foyer, jeter des prières malades et des inquiétudes étouffées avant d'arriver aux portes du ciel.

Le moindre chien devient coyote dans la nuit sauvage de l'amitié. Comme des prétextes pour se tenir la main, titubant un peu à trop regarder le voile astral qui veille avec nous.

Cassiopée, la petite ourse, ton répertoire de constellations, reste de soirées vautrées à faire parler les étoiles, ignorant tout de leur voix de ce qu'elles font, la journée. 

[laisser le ciel tel qu'il est, ne jamais l'expliquer, ne jamais le rendre intelligible]

[Cela a déjà été dit, oui] 

En injectant de la poésie dans le centre de ta pupille, tu oublies que les terres inconnues s'échangent contre de l'argent que tu n'as pas, que la plaie et le couteau sont plus liés que tu ne le crois. 

La mémoire, les eaux sales et le pire ne se partagent pas.

Le feu, la nuit et le ciel, oui, restons en là.











samedi 14 juillet 2012

Mouton

_ Des zones de discrétion, dans les villes,  pour que chacun puisse se cacher, y pleurer ou se remettre d'un emballement du cœur, vérifier que l'on n'ait rien sur les dents.

_ Quadriller la ville de zones de paix où l'on peut renifler des larmes ravalées ou se marrer d'un truc qui ne fait rire personne.

_ Associer le courage à la frugalité et l'ascèse. 

_ Le courage de la dépossession. 

_ Rendre les livres qui ne méritent pas notre poussière. Rendre les disques qui ne tournent pas. Rendre des personnes à leurs vies sans nous. Rendre les armes ainsi que toutes les munitions. 

_ La somme de toutes les servitudes. 

_ L'imaginaire commun nous rappelle que nous sommes tous les mêmes. 

_ Les nazes qui ont fondu devant Amélie Poulain

_ Nous savons TOUS ce que le renard a dit au petit prince ahuri sur l'essentiel invisible pour les yeux. 

_ Dire ça c'est carrément dégueuler sur des aurores spectaculaires, rideaux de nuit évanescents. Des infinités de mer, des montagnes qui hurlent et seulement l'essentiel qui arrive au cœur, après avoir éclaboussé les yeux.  

_ ...Après avoir éclaboussé les yeux...

_ Dessine moi pas un putain de mouton, j'en peux plus des moutons.

_ Gribouille, fais de la merde, invente. Juste, arrête avec les moutons.


_ Le gosse en voulait un, ils sont légion. 

_ Et certains ont appris à marcher au pas.

grenobledailyphoto.blogspot.com


mercredi 11 juillet 2012

Minute crâneuse

Pour ceux qui ne sont pas de Dijon et pas non plus sur ma page Facebook... 
Je partage le plaisir d'avoir lu ces quelques mots sur moi dans Bing Bang un gratuit dijonnais. 
Merci Carla Garfield :-)

Pour mémoire

Huit trucs salutaires à faire ou non. Encore un post inutile

*Se débarrasser de numéros de téléphone dont on ne veut/ne doit plus se servir pour cause de toxicité élevée de la personne à l'autre bout du fil.

*Écouter de la musique pour rien, pas en fond mais en premier plan... L'écouter pour les secrets qu'elle ne révèle qu'à nous, ne pas tout comprendre, laisser macérer y revenir plus tard...

* Maitriser une langue étrangère aux dépens de ma propre langue qui est malmenée

*Rejeter l'obligation de rapidité, de résultat et de productivité imposée par cette société du brouillon et du bâclé.

*Voir les agités aux rênes de leurs poney hyperactifs qu'ils prennent pour de majestueuses montures et, allonger le pas, dérouler des bornes de route et les regarder dans ce bouillon de vase, cherchant des bulles d'air à avaler avec le reste.
Ne pas plonger avec eux par ennui.

*Lutter activement contre la paresse, ce fléau tant récriminé ici même mais difficile à combattre à chaque instant. 

* Ce qui ne tient plus qu'à un fil, le laisser tomber et regarder sa chute sans broncher. 

*Refuser de se laisser étourdir par le pia pia et les logorrhées sinistres des personnes inquiètes et avides de refiler la chtouille à qui montre trop d'enthousiasme. Les têtes ça se coupe, la joie ça se calme.
A tout ça, opposer un refus obstiné ou mettre des murs à mes oreilles.




To Do List de Johnny Cash

jeudi 5 juillet 2012

Ready for the high diving

Tous les matins je dépiaute les offres correspondant EXACTEMENT à mes critères que m'envoie Pôle emploi. 
Je pense qu'on a eu cette conversation au sujet de mes critères alors que j'étais le cul sur un trottoir à m'empêcher de tanguer ou bien je comprends plus rien...
ça doit être là que j'ai dit : Ah mais ouais... tain, si t'as quelque chose, je sais pas, genre prof de gratte ou employée de morgue, police scientifique, fusilière commando, envoie, je me sens chaude pour une reconversion totale mon pôlo. 
Ah oui, aussi tu pourrais m'envoyer des annonces pour plein de contrats de une ou deux heures, comme ça pour aller jusqu'à 35 je devrais avoir plein de papelards, comme j'adore ranger mes fiches de paye dans mes classeurs ça sera génial! 

Enfin... Je sais plus quand j'ai parlé de mes critères.... Mais visiblement j'ai donné le feu vert pour tous les trucs infaisables. 

Là, je fais la conne mais c'est pas marrant finalement. 
J'imagine que des personnes en détresse mettent tout ce qui leur restent d'espoir en cette institution qui devrait les aider mais qui les finit à la pisse au lieu de ça...
Un rendez vous au pôle emploi c'est "En attendant Godot". 
- J'aimerais travailler pour la collectivité
- ah oui, oui tout à fait.. par exemple, vous pourriez faire des réunions pour vendre des crèmes dont vous ne saisissez pas les subtilités au domicile de copines dijonnaises qui s'ennuient ferme? 
- hin hin, ou des sex toys! 
- Oui voilà, ou devenir esthéticienne...
- Tout à fait, et t'épiler le crâne à la cire chaude... hm, hm

Enfin, tu vois le genre... Malheureusement, les dysfonctionnements de Pôle Emploi tout le monde les voit mais il ne se passait pas grand chose jusqu'à la décision récente de créer des postes. 
Lesquels, sans vouloir te calmer ta joie, ne changeront rien au grotesque de cette coquille vide.


Normalement, c'est fini les galères de ce type ----> 

Bientôt, tu vas avoir une Georges rassurée qui aura réglé le problème "emploi stable". le temps que je trouve un autre truc pour me pulvériser les idées, ça fera une pause dans la mélopée du désespoir Georgien. 

De toute façon, je te dis quoi.