Georges

Georges

vendredi 29 juin 2012

Rain, please

J'attends la pluie, la fenêtre ouverte sur les bruits d'une rue qui fête son vendredi soir.
Contre les murs se répercutent des conversations que je ne comprends pas.
Ces moments slaves, de l'autre côté, qui s'invitent dans mon salon, qui parlent à tout ce qu'il y a d'exil dans mon sang.
Sur la rue je tape la cendre de ma cigarette. 
Des individus poétiques portent un fardeau d'armes sans munition en s'inquiétant du vertige des oiseaux.
Ils m'émeuvent, harnachés à leur idéal qu'ils refusent de négocier.
L'acharnement me plait autant que la colère lorsqu'elle est couplée d'humilité, qu'elle traduit une volonté têtue et authentique de ne pas transiger avec l'essentiel.
La même langue slave est criée maintenant, et je plonge en apnée dans la conversation qui brûle, j'écoute les riffs de ce que j'interprète comme une dispute.
Je suis chavirée par des intonations qui se posent sur le soir tombant alors que j'attends la pluie.

J'affabule en français et le silence met fin à mes divagations.






Ce qu'il y a d'exil dans mon sang, et qui voyage au quart de tour, revenant avec nostalgie des minutes d'ailleurs picorées ici, là, c'est ce qui me fait taper du pied en dansant mon appel à la pluie.

mardi 26 juin 2012

Ces filles qui aiment Orelsan...


Ce post n'est plus d'actualité parce que je vais y parler d'Orelsan (qui vient de sortir son nouveau clip mégalo chevalier du zodiaque "ils sont cools". 

Plus d'actualité parce qu'Orelsan a écrit la chanson "sale pute" (si tu veux l'entendre tu la cherches) il y a bien longtemps et que depuis, les médias s'en sont emparés, et il est le mec à aimer si t'as de l'humour. 
Si tu le trouves grossier et sans intérêt, c'est juste que t'as rien pigé. 


Je suis agacée de voir que des nanas trouvent génial un type comme lui qui enchaine les rimes pauvres, les blagues poussives en surjouant ses montées de testostérone. 

Triple cerise sur le cake, il est misogyne, homophobe, transphobe...
Mais c'est pas grave, franchement, si on ne peut plus rigoler hein. C'est de la fiction, de l'écriture...
Céline, ce facho, Orelsan ce génie...Je te laisse y réfléchir.

Tu passes pour une coincée/connasse/qui-ne-sait-pas-rigoler, si tu t'insurges contre la popularité de ce type. En fait, c'est pas tant qu'il soit populaire, c'est surtout qu'il ait un public féminin si important. 
Syndrome de Stockholm des nénettes qui cherchent un grand méchant loup un peu moins animal que ce vieux Joey Starr. 

Orelsan, grand méchant loup 2.0  qui s'est fait les dents sur Youporn et qui flippe de la vraie vie. 

Orelsan-Excès-de-Sébum, tu resteras bloqué à tes 15 ans, tu vas nous balancer ta nostalgie des années 90 sur plusieurs albums et comme le public est avide de ce passé commun avec Pikachu et Katsuni en Guest star, ça roule... 
Il y a du monde pour t'écouter déblatérer la liste de tes frustrations et tirer sur des ambulances arc-en-ciel.
Tu as déjà de vaste tranchées d'épandage où déverser ton mal de vivre et tes problèmes de bourgeois, la daube est à la mode et les filles s'aiment de plus en plus soumises et émerveillées par le baby bad boy repenti que tu es. 
Je lynche, mais c'est  à l'image de mon exaspération. Du : si on ne peut plus rien dire maintenant.... qui donne l'autorisation de taper sur les minorités qu'on pense suffisamment Fun pour en rire : Les gays de toute façon, c'est Freddie Mercury et les village People, on peut se marrer avec eux et sur eux. 

C'est assez triste de voir comme les nanas sont légères sur certains points et laissent tout passer sous prétexte qu'elles ont de l'humour. 

Ben oui quoi, c'est drôle, nous sommes des pintades lol! 

Dans le joli monde d'Orelsan, le Gay est un bisounours, les trans des travelos et les filles des réceptacles tandis que lui et ses potes, ben ce sont bien évidemment des chevaliers du zodiaque.... Normal.

Si on laisse toujours un peu de porosité pour que filtrent l'homophobie ordinaire, le sexisme et la transphobie, comment exiger des limites concernant les autres minorités, et à quel titre?

PS : Pour écouter Orelsan, tu tapes dans youtube, je ne vais pas en mettre ici.



Orelsan, Chevalier du ridicule

"Si quand les nègres sont persécutés, tu ne te sens pas nègre, si quand les femmes sont méprisées, ou les ouvriers, tu ne te sens pas femme ou ouvrier, alors, toute ta vie, tu auras été un pédé pour rien." Jean Genet, L'enfant criminel

vendredi 22 juin 2012

dorémifasol stice

Arnaque à l'orage sur un territoire placé en vigilance orange. 

J'attendais un spectacle total : Le ciel déchiré par des craquements, la nuit assaillie de flash qui fait sa pute ravie sur un tapis rouge, des humains qui courent partout pour s'abriter de la colère plus tonitruante que le bouffon du coin et son ampli qui crachotte.

J'avais envie de sursauter, de sentir la fraîcheur, de fumer des clopes en regardant tout un truc qui n'a pas existé, le ciel qui fout son bordel et qui fête le bruit.

Là, tu peux te dire que je fais ma connasse qui voulait voir tous les kids rentrer en courant cuver chez eux, tu penses peut être que je fais ma rebelle de la fête de la musique. 
Ben, non. 

Tu vois, je préfère fêter le solstice d'été avec un orage bien déglingue qu'avec du ska cradingue dans l'oreille droite, une reprise pourrie de Ghinzu dans l'oreille gauche et du vomi dans les pieds qui peinent à se frayer un chemin au milieu des gens qui se demandent si "ça va finir par tomber". 

Non, rassure toi, tu peux trimballer ta famille à 2km/h dans toute la ville et effleurer ton prochain en lui disant pardon toutes les deux secondes avec un sourire social.

Ça ne tombera pas. 

Des meufs attendent chez elles en fumant des clopes que tout pète et que les lissages brésiliens perdent de leurs superbes.
RIEN.

La fête de la musique ça me fait l'effet de ces conneries de journée de la femme, journée de la clope, journée de lutte contre le sida, l'homophobie, journée de la politesse-mon-cul etc... 

Hier, c'était un jeudi soir, avec des trucs à faire dans les endroits dédiés de Dijon, péniche et Cie.
Le bordel dans la rue et les Kebabs à la chaine, c'était cool quand c'était un prétexte pour me la coller avec mes potes. 

La fête de la musique, c'est chanter fort et mal, quotidiennement, danser derrière un évier, vibrer en pleine rue, jouir en public, par les oreilles, ne pas pouvoir s'empêcher de fredonner un truc dans la rue, faire des pogo contre les murs, sortir dans les salles de concert et les endroits dédiés...
Écouter des disques et en faire écouter.

Le 21 Juin, c'est le Solstice d'été.Laissons les trottoirs tranquilles.

ps:Ciel, tu me dois un orage, je te retiens. 
 









mercredi 20 juin 2012

Easy Listing #ImAlive

_ A force de lire des titres, des extraits, des assertions de 140 caractères balancées par un pseudo, j'ai l'impression d'être un  kleenex qu'on pose sur l'information, qui en absorbe un léger surplus et qui se tord de savoir quelques trucs avant de redevenir serpilleux. 

_ La vie à contre courant serait faite d'après midi à la bibliothèque à prendre des notes et à écouter le silence bavard des étudiants qui stabilottent et tremble de la jambe, nerveusement. 

_ Une vie lente qui remet à la mode des gestes démodés, des livres qu'on doit prendre soin d'ouvrir et de fermer avec application, des livres grimoires aux ailes d'albatros, lourd de pages, d'encre et de précision.

_ Nous marcherions tous dans les rues pour niquer Divia et ses 50 centimes d'augmentation par billet de bus. Nous connaitrions notre alphabet de tant chercher dans les encyclopédies et les dicos, tu sais, au lieu de faire zuuiiip sur ton truc tactile et d'ériger google en nouveau Larousse. 

_ On achève bien les dictionnaires. 

_ Et quid du Quid? Je n'ose pas y penser...

_ La culture de l'approximation a quelque chose d'effrayant et elle est très virale, on se distribue des éléments d'information qui finissent en légendes urbaines. 

_ Il parait, il parait, il paraitrait que...

_ Ce post est un peu inquiet. ça va? tu tiens le coup? 

_ Samedi c'était le marathon photo. Thème parmi les thèmes, inter-génération : séquence émotion. 
VA TE PENDRE avec ta dragonne si tu connais pas de bébé ni de vieux et que tu penses que l'émotion entre les générations se résume à ce cliché!

_ Finalement on a fait séquence lol. 

_ Il y avait bien cette vieille dame sur le marché qui a filé une fraise à une gosse mais elles tiraient toutes les deux la gueule...

_ J'espère que tu prends soin de toi, et que tu vas bien. Je te promets des nouvelles plus brillantes bientôt.

_Georges.



mardi 12 juin 2012

Salir du papier, sauver des minutes

J'ai ouvert de vieux cahiers, lorsque l'écriture était sacrée. 
Je prenais le papier beaucoup trop au sérieux.
Maintenant le naturel s'étale, Les lignes irrégulières se courent après, auto-satisfaites d'un tracé fiévreux.
Je ne sais pas si ce sont mes yeux qui ne se souviennent plus, ou si vraiment nous avons toujours eu cette appétence pour les futilités. 
Montage de rien du tout en épingle, sans cesse. 
Des couvertures entières aux mailles serrées d'ennui que l'on échange contre des précieuses minutes. 
Payer en temps, le goût du vide, la peur de mettre la mécanique au repos et de devenir une âme qui pense. 
Mon cerveau empêtré est las de son empêtrement, il veut stopper le déclin des idées cannibales qui se bouffent entre elles. 
Crues et sans sel.
J'ai ouvert de vieux cahiers. 
Je prenais le papier beaucoup trop au sérieux. 
Au point de ne pas rayer, barrer, effacer. 
Le Tipp-Ex, les effaceurs qui réécrivent sur de la chimie qui fait oublier les erreurs, c'est de la merde. 
Le mieux, c'est de barrer, pour ne pas oublier. 
L'effacement, c'est de la merde. 
Les effaceurs ont inventé la sarbacane à air comprimé, ça s'arrête là.

Mes torchons actuels sont tellement plus authentiques, aucune recherche d'esthétique. 
Aucune.
Oublier jusqu'au respect que je dois aux mots, les laisser sortir comme un tirage de loterie, dans un ordre aléatoire et disgracieux.  
Je distribue une boue, une vase, dans laquelle les crocodiles eux même n'osent pas se perdre. 
Je me fous que ces mots fassent sens. 
La boue, dans ma gorge, qui me fait grimacer, dont tu n'as pas idée. 
Elle est là puis disparaît et je sors de la noyade et je ferme les yeux, je plonge dans ce noir de paupières closes pour capturer la perfection. 
Écran enneigé, le cerveau qui s'épuise en hypothèse d'avenir. 
Les plans sur la comète se substituent les uns aux autres. 
J'ai transformé des mots trop bavards en un bouquet de certitudes. 
La chaleur de son cou, le crissement d'un feutre, les syncopes éblouies des nuits blanches...  

Gâcher du papier, c'est objectivement plus cool que de gâcher des minutes. 
On peut être un piètre vivant et un parfait cadavre. 
Tu sais, ce que j'aimerais, c'est exactement le contraire. 


http://www.flickr.com/photos/rudat/2295338581/

dimanche 10 juin 2012

Nomade

J'ai vécu dans une ville qui ressemblait au paradis des punks à chien, de dingues et de paumés. 
J'en suis partie et j'ai rejoint Dijon la proprette-chicosse qui planquait bien toutes existences marginales...


Les choses ont bien changées, Dijon est plus chamarrée bien qu'elle n'en puisse plus de se trouver géniale.
Il me semble qu'en peu de temps, elle est devenue la terre sainte du punk à chiens, à chiots même en ce moment.

Ben ouais. Saison des amours oblige, ça pullule de bâtards hyper Cute. 

C'est sur que stériliser un chien, faire prendre la pilule à une chienne, c'est surement bourgeois, nazi, liberticide et contraire à tout un ensemble de système de valeurs que je capte sans forcément y adhérer. 

Donc les chiens frappés font des chiots choyés qui finiront frappés à leur tour. 

Bouclage de boucle à la va-vite. 

Mais j'imagine que c'est l'atout charme du PAC (ouais acronymons-le sinon on va s'endormir). Je vois bien parfois, les dijonnaises avec leur rang de perles et leur jupes plissées, s'attendrir devant le chien, et du coup lâcher une pièce ou deux.

J'ai pas de problème avec les punk, mais je suis agacée par la manière dont ils traitent leur clebs. Putain, mais quand y tapent une crise de manque, les punks à bave qui éructent et gueulent, ça me viendrait pas à l'idée de leur foutre un coup de laisse sur les reins en hurlant de fermer bien leurs gueules. 

Ben certain punk, avec leur iench, c'est ça quoi... 

Ta gueule!!!! T'as faim??? moi je veux picoler ma 8.6 alors fais pas chier papa avec tes faux problèmes de chien où je te botte le cul bien comme il faut à t'en faire pisser de peur!

Une fois, j'avais eu la rage de voir un chien avec une crête verte. Le gars ou la nana avait mis la fin de sa couleur toxique sur la tête de son chien. 

Du coup, chien punk. N'importe quoi. 

Toute cette bile pour faire une différence entre les PAC et les vagabonds,  ceux qui font la manche pour du pain, du fromage, de quoi boire un coup et rêver à la fraiche. 
Ceux qui vont de villes en villes, sans attache ni dépendance et qui n'ont pas de chien à rendre malheureux, parce que le stop avec un chien c'est pas un bon plan. 
Ceux qui ont pris la route parce qu'ils avaient la bougeotte et non le désespoir. 
Ceux qui te racontent des histoires de sac trop lourds et de pieds fatigués lorsque tu regardes leur visage brulé.
Ceux qui font bande à part et qui ne la joue pas avec toi comme si t'étais leur pote : salut la miss, bien ou bien... 
Ceux qui ne trimballent pas des blessures apparentes qu'ils hurlent aux passants qui sont forcément ennemi puisqu'ils sont debout et eux au sol, à traîner des carcasses qui font plus vieilles que leur age.

Les vagabonds, je les aime bien. Leurs dingueries, leurs conversations, les mondes qu'ils ont vu, les routes qu'ils ont fait dans un sens et à rebours. 

Adolescente, ivre de Kerouac, assoiffée d'aventures, j'ai passé du temps à bavarder sur des bancs, à offrir des cigarettes, des bouteilles de vin que l'on puisse refermer, des camemberts et du pain, à des vagabonds que j'ai recroisé ou non. 
Qui m'ont donné le prénom qu'ils voulaient.
non, non, pour moi tu seras Anastasia.
Ok, jouons à ce jeu là, il me plait. 
J'ai dit aurevoir en pensant Adieu. Et mon cerveau sédentaire s'est ému de ces adieux déguisés, mais le monde est petit, tellement petit, on se reverra.

Et je les trouvais beaux de cette liberté nomade qui leur faisait des souvenirs dans toutes les langues. 

Cette semaine, j'ai croisé un homme d'une cinquantaine d'années que j'avais rencontré à Besançon. Bien sûr je ne l'ai pas abordé, bien sûr, je ne lui ai pas dit que je me souvenais de lui... 
La mémoire s'effrite sur la route, on y laisse des souvenirs mineurs pour garder l'essentiel, les nuits tièdes passées à se moucher dans les étoiles, à boire du mauvais vin, à rire avec les gamines bien mises, assoiffées d'aventure. 

Leur filer leur dose et disparaître après avoir souhaité bonne route, et remercié pour le pain, le vin, et les rires qui resteront anonymes et s’évanouiront dans le tumulte de la route, remplacés par d'autres et par d'autres encore.  

Ce texte pour dire mon attachement aux nomades en tout genre que je préfère aux sédentaires qui pleurent la bouche pleine, dans les rues qui puent la pisse. 



 




jeudi 7 juin 2012

Yeepee yeah

Le truc tape à l’œil du bien public aujourd'hui : 6 ans de prison pour 12 coups de couteau.
Genre un coup de couteau vaut 6 mois de taule si j'ai tout suivi.
Le bien public et ses accroches à la merde : Qui a volé l'orange du marchand? 

Dans un café, je pique le journal à un mec sapé BHL du désert, je lui demande si c'est le sien, je ne sais pas pourquoi, le mec, hyper fan de lui et de son look, rigole comme un tordu quand je lui pose la question : huhuhu non c'est pas le mien huhuhu. 
C'était une vanne? Parce que je ne l'ai pas comprise. 
J'ai pas pris la peine de sourire, le mec souriait pour 10 de toute façon tellement il n'en pouvait plus de sa fantaisie, de son élégance IKKS...

Plus tôt, à l'industrie, où tu peux te marrer avec ton journal sans qu'un connard de BHL du désert ocré et sableux se fasse mousser, le volume au max, ben je me marre à tue tête... 

Je suis blasée quand je vois que j'ai un paquet de clopes avec les dents pourries en photo culpabilisantes, tu vois? 
J'en déconne avec le boss du lieu, les dents de la mort... C'est clair que ça t'incite pas à faire du clope sur clope.
Le sourire de bouffeur de terre. Je pense qu'il prend pas très bien son actimel pour avoir les chicots comme ça.

J'écoute toujours ce lo-fi de Jeffrey Lewis, un raconteur d'histoire désabusé qui parle de LSD et de fille hippie, de "plus jamais ça" et de "on remet ça". 
Le genre de personnalité que j'aime, les gens qui savent pas vraiment où pondre.
Et cette musique brut, sans peaufinage c'est simplement parfait quand t'as pas envie de te mettre la tête en merde à écouter du mental.

En marchant dans les rues, j'ai essayé de deviner qui cachait une vie merveilleuse derrière un visage sinistre et qui cachait une vie sinistre derrière un sourire poli et humble. 
C'est difficile comme jeu. 
Je sais pas si tu as déjà joué. 

Les gens qui prennent l'écriture pour une thérapie à moindre coût, j'ai envie de leur conseiller de se faire cuire un oeuf pourri et de le bouffer. Pas moins. 

Tu sais ces gens qui psychologisent tout, qui pensent pas que tu peux aussi écrire parce que c'est ton moyen d'expression privilégié, que ça t'éclate, et que ça semble éclater quelques autres personnes dans ton sillage. Cool quoi!


Non... C'est parce que tu vas mal et eux, ils l'ont senti. 
pfff! Va te pendre... 


En tout cas, merci à tous les autres, qui construisent aucun totem en merde sur des intimes convictions bizarres. 


Merci beaucoup même. 
Et bienvenue... 




Une photo sympa, qui n'a rien à voir. Parce que la cohérence hein... ça va!









mardi 5 juin 2012

Easy Listing# Little bird

_ Si t'es du genre à regarder Desperate Housewives, tu sais que Karen McCluskey est morte. Enfin, l'actrice qui joue le rôle de...

_Elle disait souvent "Son of a Bitch", c'est un des trucs qui me plaisait. Bon, et c'est une sacré langue de pute la Karen. 

_La reine du sarcasme paumée dans une bonbonnière.

_ J'ai acheté "Causette" On me l'a conseillé maintes fois... Je pourrais balancer plein de trucs qui me viennent sur ce produit, que j'appelle un produit, mais en attendant d'en lire plus, je me contente de : ça ne me fait pas rire, ça me prend pour une conne, je ne suis pas le cœur de cible...

_ La suite quand j'aurai décoléré.

_ Je regarde la série The Wire, et même si je termine seulement la première saison, je suis d'attaque pour un avis clivant genre : Dans la vie, il y a ceux qui ont vu The Wire et ... les autres. C'est une série dont tu as envie de savoir si ton interlocuteur l'a vue ou non. J'ai ressenti ça quand j'ai vu Six feet under, ça s'adressait à une zone alors vierge de mon cerveau: la mort. J'étais vierge de mort.

_ Je ne sais pas exactement ce que m'apporte The Wire, mais j'emprunte des voies de raisonnements encore sauvages, je défriche quelque chose.

 _C'est obscur comme du France Culture ce que je viens d'écrire. Comme France Culture, j'adopte la posture de : Les lecteurs sont suffisamment pertinents et attentifs pour mettre eux même dans l'ordre l'idée générale.

_J'ai eu envie d'écouter des chansons hier, jusqu'à très tôt ce matin. Fermer les yeux, avaler de la fumée et s'entendre balader sur le port d'Amsterdam. 

_Des trucs inécoutés depuis longtemps mais, ma foi, écoutables.

_ J'aime la guitare folk de The national, les cordes tendues entre mes deux oreilles, offertes aux doigts funambules. 

_Prendre à peu près tout d'un point de vue martial 

_Et changer d'avis...

_L'air charrie le chant d'une bande de piafs, non contents de se la raconter, ils s'arrachent le gosier. De quoi parlent-ils? 

_Est-ce que quelqu'un, quelque part, comprend?

_Si oui, qu'il se manifeste. Les oiseaux ont quelque chose à nous dire.

_ça a l'air important.

/http://www.flickr.com/photos/helenejeudy/