Georges

Georges

vendredi 27 janvier 2012

Valoir, le verbe à éliminer

Un de ces quatre le blog ici présent va avoir un an. C'est un peu zinzin ça aussi...
On se dit, tiens, je vais essayer et voilà qu'on ne s'arrête plus.
Et même qu'on devient frénétique. 
Maboule des statistiques pendant les quelques premiers 10 mois, maintenant ça va mieux. 
Non pas que j'ai un nombre de visites à faire chialer les blogueuZ qui ont réussi, c'est à dire, qui écrivent pour Slate
Mais quelques bonnes rencontres sont à retenir. C'est hyper bien. C'est internet, le truc qu'on veut nous niquer. 

Le blogging est générationnel comme le jogging dans les années 90. 

Si t'avais pas un pantalon trois bandes adidas One,c'était la honte en EPS. 
Après Adidas a sorti un truc à pression. Il fallait avoir une côte de popularité impressionnante pour le tenter celui là, sinon, tu finissais à poil comme un naze, faisant des tours mexicains sur les barres asymétriques dans une salle qui sent la soupe et la chaussette.

Ah Ah. 

Toi, tu ne l'as jamais eu ce jogging parce que t'étais déjà dans la case grunge crado. 
Il ne faut pas se disperser. 
Et en sport t'as jamais été en position de force, pas la peine d'en rajouter avec des fringues risqués. 

Pour en revenir au blog.

Plusieurs fois, on t'a dit des conneries genre : tu vaux mieux que ça... 
Dans la phrase, "ça" c'est le blog. 
Oui, c'est tellement plus digne d'écrire dans un cahier, sur ses genoux, des petits trucs du quotidien et d'empiler les cahiers sur une étagère en espérant qu'un jour quelqu'un te cambriole et se dise que c'est pas trop mal tourné ta connerie. 
Oui, c'est sûr, c'est sans intérêt de se "donner" à lire. 

Tu vaux mieux que ça. 

Les personnes qui l'ont dit ne lisent pas, elles imaginent juste. 
Je n'ai pas regardé mais je sais que tu vaux mieux que ça. 

Elles doivent penser que tu viens dire que t'as mangé des nouilles et que c'était bon. Miam. 

Elles doivent penser que cette idée est exhibo-tarée. 

Ton avis c'est plutôt qu'elles ne pensent pas tellement, elles ne réfléchissent pas et se contentent de croire que t'as un skyblog dans lequel tu écris tes pensées qui vont de ta tête à ton nombril et retour. 
C'est triste, le mépris bouclier. 
C'est triste, et c'est vrai, tu vaux mieux que ça, comme lecteur...
 
Enfin, il y a les personnes qui te connaissent mais qui découvrent que, non contente d'être une langue de pute, tu te la pètes avec de la poésie. 
Pas crâneuse à part ça. 
Ben si, si, très crâneuse. 

Valoir le coup, c'était l'autre jour un truc choquant, rapport aux soldes. 
Valoir mieux que ça... un concept encore plus débile.
Genre, tu n'es pas assez chère Georges.

Une chose est sûre, il y a des gens vraiment bien qui trainent par ici... Et ça vaut plus que des fausses rumeurs sur le fait que tu te brades, idiote, en écrivant un B.L.O.G. 
 

Votre Georges. 



Ah, et oui, de l'anglais. On est en 2012, pour rappel

jeudi 26 janvier 2012

La reine du bal

Le genre de fille qui sait quoi dire à une prothésiste ongulaire. 
Elle peut taper sa vie, comme ça, à une nana qui dessine sur ses ongles l'idée qu'elle se fait du pelage d'un léopard.
Le genre de fille qui parfois se fait des folies de fraises Tagada devant une rave genre Twilight.
Le genre de fille qui demande : Ah, tu trouves? quand on lui dit qu'elle est belle. 
Le genre à dire Ah, tu trouves? alors qu'elle aussi, cette fille, elle trouve qu'elle est belle.
Elle le sait, elle y travaille. C'est son projet.
Le genre de fille qui change de tête si elle n'a pas la fève, si elle n'est pas la star, si l'attention se porte ailleurs, c'est à dire, au mauvais endroit.
Le genre de fille qui a vécu ta vie, mais en mieux. 
Le genre de fille qui préfère que tu sois un petit peu plus moche s'il te plait. 
Merci.
Le mot préféré de ce genre de fille. 
Merci vraiment, de me laisser briller un peu plus, de t'éteindre, merci. 
Le genre de fille qui dégaine des sourires trop blancs pour être honnêtes. 
Le genre de fille
Ce genre de fille  
Cette pétasse de reine du bal.




mercredi 18 janvier 2012

Il n' y a pas de feu sans fumée

Ton cerveau est une monture de rodéo qui envoie balader toute tentative de soumission. 
Il faut déployer des talents de courage pour ne pas plonger la tête la première dans le confort de la stupidité. 
Tout ceci ne veut pas dire grand  chose. 
ça doit sous entendre que tu te trouves intelligente. 
C'est vulgaire. 
Tu voulais faire un signe, comme si quelqu'un y était attentif, comme si qui que ce soit pouvait être à l'affût. 
Tu revendiques : je vais très bien merci. 
Très très bien. Merci.
Séchant des perles de nerfs, ramassant ta grande gueule gisante.

Les rues avalent tes pas pressés, ton souffle chaud, vapeur de non-dit qui (c)rêvent de s'échapper. 
On ne bâti pas de déprime solide sur une tristesse toute relative, c'est cette idée la plus consolante. 
Cette idée et quelques sourires aussi, soirée diapo dans ta tête, tellement d'étreintes et de rires, des accolades rassurantes qui se portent en amulette. 

C'est le chapelet que tu égrènes quand tes forces se rendent. 

Tu laisses la trace de délires matinaux ici. Tu y laisses l'espoir de ce réveil meilleur. 

Tu le portes, il te porte. 
Tu l'ajustes comme une broche, à la première intervention maladroite, au premier  dommage de cette journée, tu ricaneras, parce que tu as mis ton espoir aujourd'hui, polarisant et imperméable.

De toutes les conneries, s'en foutre, s'en foutre, s'en foutre...
Jusque là, s'en foutre.

La chance de connaitre l'exaltation, l'émerveillement, l'emporte sur les jours blancs. 
La chance de savoir trouver de la beauté partout efface la mélancolie surjouée des jours sans.

C'était le post jeune fille en fleur. 
C'était le post de 6h50.
C'était un moment pour se recentrer, faire de ta fureur une fête et repartir sur les rails avec le coeur meilleur.


samedi 14 janvier 2012

vendredi 13 janvier 2012

Foutaises...

Perte du triple A. 
Retour de ton triple Ah. 
Tu gagnes. 
Large.
Sortons nos idées pare-balles.
La création au centre des 100 prochains jours. 
Ne pas se laisser endormir par autre chose que des rêveries folles. 
Ecrire des mots kalachnikov qui élèvent, qui éveillent. 
La rue est un carnet à spirales, elle attend des souffles post-it, elle attend qu'on la sauve de la publicité agressive. 


Elle attend que nos pas tremblent d'une même ferveur. Celle des héros que nous serons. 


Ceci est un poème d'espoir. Cette comédie de vie ne  nous mérite pas. 
Ceci est un tract éphémère.
Ceci est une invitation à commencer un spectacle d'un genre nouveau. 
Carnaval coloré. 
Milice désarmée. 
Jeunesse éternelle.

mardi 10 janvier 2012

Etirer le temps

C'est  joli, entre les bâtiments, les morceaux du ciel de nuit qui cèdent la place à l'autre, plus clair dans le nuancier. 
C'est une huile de Rothko.

Tu suis l'homme au chapeau en t'étourdissant devant la beauté simple d'un quotidien que tu t'appropries. 

Alors que demain, entre deux partiels, il y a révision des pourcentages. Règle de trois... tu ne seras pas de la fête. 

Tu penses avec calme et raison à ce que tu ne peux pas t'offrir. 

Tu t'habitues à cette marche quotidienne et à tous les bienfaits qu'elle t'apporte, tu tires sur tes muscles, étires ta jambe, la lances loin devant. Ton regard jamais dans le vide. 

Tu étires le moment entre ici et là bas. 
Tu étires le mouvement dans l'aube camaïeu. 

Là bas, on utilise des mots obsolètes, on s'amuse à être drôle, on ne l'est pas vraiment, on y a pensé avant, on s'est dit, il faudra que je la fasse, tiens, celle là, au bureau. 

Là bas, ça parle de pourcentages aussi, ça parle de valoir le coup. Ah ben non, 30% ça ne vaut pas le coup. Non, non. 
Tu entends dire : les chinetok... tu ne sais pas comment l'écrire mais tu enregistres. 
Tu souris, tu es leur ange, tu es l'assistante, tu es la jeune fille aux grands sourires et aux grands yeux qui ne dit jamais non, qui va voir, qui va faire son possible. 
Ils n'entendent pas, non, que tu joues dans ta tête de la guitare électrique avec des bris de verre. Que tu satures des amplis et que tu pousses le son à la limite du malsain en souriant dans la rue. 

Ils n'imaginent pas que tu es un peu louve, ils ne savent pas que l'ange est armé jusqu'aux dents. 

Ils ne savent pas que tu es comme le ciel du matin, entre deux couleurs tranchées tu as tendu ton fil. 

En funambule tu veux aujourd'hui célébrer la vie. 

Aimer la pluie, la gadoue, le réchauffement climatique, les coquelicots de Janvier qui n'ont rien à foutre là. 
Mettre de côté le fusil et les balles.
Pour une journée, s'attacher à l'importance, simple, d'être vivante. 
Pas juste de la viande qui pense. Plus encore. 
Animal poétique échappé du zoo. 
Juste, pour une journée, mettre de côté le fusil et les balles. 

Il sera temps, encore, de se bouffer la rate demain....