Georges

Georges

jeudi 29 septembre 2011

Louve

Cette petite obsession pour les loups ne traduirait-elle pas une peur pathologique de devenir un mouton...
Il n'y aura pas de point d'interrogation. 
Il s'agit de la question et la réponse. 
D'ici peu, tu vas devoir t'acheter des fringues qui donnent l'air sérieux, trouver un travail sérieux. 
Tout ça, ça veut dire renoncer à vivre ta bohème, pour laquelle tu ne déploies pas l'énergie nécessaire d'ailleurs. 
Ta bohème bâclée. 
Sacrifiée sur l'autel de la trouille. 
Tu flippes du jour où tu trouveras le morceau Echoes des pink floyd trop long. 
De ce jour où tu te diras que non, ça va pas la tête, que tu n'as pas 23min et 30 secondes pour planer sur une chanson. 
Peur panique du renoncement. 
De renoncer à quoi? à cette gamine en toi qui a promis, juré, craché et qui est en train de ravaler discrètement toutes ces belles idées. 

Tu deviens ce que tu dois et non ce que tu veux. 

Bon... Tout ça, c'est une humeur de jeune fille qui s'est traîné son début de crève toute la journée. 
Un chat comme garde malade qui mérite un thon entier pour sa sollicitude.

Tout ira bientôt mieux. 


De nouveaux pouces? : Georges sur facebook

dimanche 25 septembre 2011

Polly wants a cracker.

Nevermind de Nirvana a 20 ans, ça fait 20 ans que Polly veut un biscuit et qu'il faudrait détacher ses liens. 

Pour les personnes natives des années 80, coup de vieux gratos, offert par les mass média. 

L'album est toujours génial. 



Pas longtemps après ce succès, kurt s'est fait sauter le caisson et Georges, 11 ans, a connu son premier chagrin d'amour et a déchiré ses frocs. 

Peut être même qu'à l'époque, t'as vaguement déconné avec l'eau oxygénée dans les cheveux et l'éther dans les narines. C'était avant que quelqu'un colporte des fausses rumeurs sur l'eau écarlate qui n'attaque vraiment que les tâches, pas la lucidité.


Dans ton journal intime, t'as dû écrire des conneries du style : c'est la société qui l'a tué!
ça t'a bien pris une demie journée d'écrire sur une jambe de pantalon KURT avec un bic cristal noir. 

Un jour t'as décidé qu'il était mûr pour la poubelle, le pantalon écrit partout et sale parce qu'il ne fallait pas le laver souvent. 

Ton amoureux de l'époque t'avais fait une cassette du MTV Unplugged, c'était surprenant, parce que ton amoureux, il gagnait des concours de math et il avait la tête bien faite et il faisait de la clarinette, t'aurais jamais imaginé qu'il te mette du nirvana sur une cassette. 


Tu demanderais bien au génie de la lampe le pantalon ET la cassette.  

Le super bonus, c'est que l'amoureux de la sixième, tu l'as toujours, à quelques rues... 

Des anecdotes sur Nirvana, il y en a un paquet. 
On va en garder pour une autre fois.


Grunge Georges.

Let's move to the country with you

Hier, terrasse d'un café bien mis et m'as tu vu, où la vieillesse destroy trimballe ses dorures et se la jouent avec des smartphone dont ils ne savent pas se servir. 
Sur une scène, un groupe de rap chante de la drouille et tu parles avec Malena dans ce décor tellement dijonnais.

Le serveur oublie un truc à chaque table, c'est marrant. On dit un truc genre, on lui filera pas de pourboire.
C'est une blague parce que tu ne laisses jamais de pourboire.
C'est pas une habitude de connasse, juste, tu vas trop souvent dans les cafés. Tu trouves ça plus sympa, de temps en temps d'offrir un verre.

Et les vieux qui head bang, et cette petite fille qui pose ses mains sur ton froc comme si t'étais un bastingage. 
Un mec balance sa tranche de quatre quart (offerte avec le thé) sur le pavé. 
Ce geste te surprend parce qu'il est vif et ne s'explique pas. 
Ce geste te surprend parce que la bouffe c'est toujours le truc que tu n'aimes pas voir jeter en l'air comme ça pour rien. 
A sa table, ça rigole, ça se sourit, et ça se casse... La musique de sauvage sans doute. 
Tu dis que ça t'énerve, les vieux tarés qui font des trucs cons, comme ça. 
Jeter de la bouffe. 
Rameuter les pigeons.

La petite fille qui t'écoute depuis tout à l'heure en te prenant pour un arbre à chat malgré les remarques de sa mère, entend beaucoup de vilains mots à la suite.

On voit passer cette femme, total look python, ça fait froid dans le dos. 
C'est notre fashion week, on commente. 
Ah oui, Oh, Ah. 
Ouh la...

On va s'acheter des macarons.
Bourgeoises comme tout. Dans la boutique, parmi les personnes qui attendent, il y a deux enfants, deux fillettes. Elles portent le même prénom. Luna et Luna, ou peut être Louna... en tout cas, tu repenses à cette carne de chatte que tu as eu et que tu avais appelé pareil, rapport à Sailor moon et son chat, Luna.

Tu as découvert Smog. Excellent groupe. 
Tu as reçu en cadeaux d'anniversaire une platine vinyle. 


Tu te projettes très bien, allongée sur le parquet, autour de toi, des vinyles éparpillés, envoyant très haut ta fumée en attendant la face B.
Ouais, il y a une allitération de voyelles dans la précédente phrase.

Ce qui, techniquement, n'existe pas. 

Georges du dimanche. 



mardi 20 septembre 2011

It's my party and i'll cry if I want to

Demain, ça fera 10 ans que l'usine AZF a explosé. 
To lose
Demain, ça fera 10 ans que ta vie a explosée. 
To lose.

Il y a 10 ans, tu as commencé à te détester comme c'est pas permis et depuis, tu apprends à t'aimer crescendo jusqu'à devenir une pétasse arrogante et rassurée jusqu'à l'os, enfin.

C'est pas pour faire chialer dans les chaumières, mais le jour de tes 19 ans, tu étais seule, tu as passé la journée à l'école, à avoir 19 ans au milieu de gamins de 16 ans. 
Tu l'avais choisi. Reprendre et passer le bac. 
Tu es rentrée dans un appartement vide et en bordel sans téléphone pendant qu'eux rentraient chez leurs parents faire des trucs d'adolescents. 
T'as fait le ménage comme une folle clopobec, tu as fait un gâteau aussi, parce que tu avais un mec à cette époque, il devait venir fêter ça avec toi, tant mieux, l'appartement pour toi, tant mieux. 
Le mec n'est jamais venu. 
Vers 23h tu es sortie voir les punks sur la place Pasteur pour choper du shit, t'es rentrée chez toi fêter l'anniversaire le plus pourri de l'histoire des anniversaires de Georges. 
Gâteau à la poubelle.
Ton frère aux vendanges. 
Joint sur joint sur joint sur...

Tes 19 ans, tes 20 ans, tes 21 ans sont à foutre à la poubelle.


Cet anniversaire a laissé un goût dégueulasse à ce 21 septembre. 
Il serait temps de cesser de prendre ce jour en grippe. 
Et certes, il y a 10 ans, c'était la lose, c'était to lose. 
Demain, tu annonces, c'est clairement le début de la win!



Un week end... #2

Appris ce vendredi grâce au meuble cathodique que V.Sanson avait fait le coup de "je vais aux clopes" à Michel Berger et qu'en fait elle est plutôt allé aux states avec son mec.
WOW. rock 'n'Roll Véro!
Appris du coup que les deux mêmes ont eu une aventure.
Lecture angoissante et Dark et "putain, putain, putain qu'est ce qui va se passer" de Sukkwan Island de David Vann.
Moral en dents de scie, voire de scie sauteuse.
Des chagrins relatifs qui passeront.
Les incompréhensions et les peurs autour du cou, comme des talismans.
Beaucoup d'espoir aussi, mais genre le papa des espoirs qui veut tout casser sur son passage : les doutes et les si, et les scies.

Une boulimie d'images liée à la découverte de tumblr.
Des rires qui pètent le bide et qui finissent en bruit de cochon, lâcher prise total. 

samedi 17 septembre 2011

Tu penses à écrire ici et puis, une autre idée prend trop de place, celle de vouloir devenir un loup. 


Pourquoi pas, des steppes...

Love.

jeudi 15 septembre 2011

Clash #1

Pénibilité ++ ------>

M.Houellebecq et ceux qui aiment
F.Beigbeder et ceux qui aiment
Attitudes déplacées face à un personnage Disney, fétichisme, fanatisme, gamineries à deux balles
Les délires porcinet, bourriquet, pucca, hello kitty, tigrou, babar et toute la clique, ça te fait flipper à mort.  
L'accent sur le "A" de A priori
Ceux qui disent "comme même", putain, mais "comme même", ça ne veut RIEN dire.
Faut arrêter les conneries
Aimer le cyclisme et fustiger le Free party
La drogue ça passe mieux avec des beaux paysages? 
Acheter le CD des prêtres à la con
Faire des flans sur les méfaits de l'aspartame en bouffant des Knacks
Être chiant en général avec la toxicité de l'aspartame, du café, de ceci, de cela...
Vouloir de toutes ses forces être différents
Plus pathétique : se croire vraiment super différent(e) et rock 'n' Roll, subversif à mort alors qu'en fait t'es une flipette qui pleure devant Twilight et qui a la vie de tout le monde
Les lunettes rigolotes, farfelues, Adriana Karembeu. Nomého, c'est plus possible.
Les vieux qui sont persuadés d'avoir eu une vie plus difficile que la nôtre.
Trop marrant, eux. T'sais.
Les sourires en coin quand on te dit le mot "blog", comme si on te disait... ça va, euh... ta merde?
Les gens de moins de 50 ans qui disent "purée" quand ils sont colère
Pourquoi pas crotte de bique?!
Les faux cool
Les stars locales (comme Yves Jamait)
Ceux qui aiment les artistes dès que ces derniers clamsent
L'expression : "de trop"... ouais, tain, lui j'l'aime de trop quoi!
Sérieux, ça sonne ça?
Non.
Le nouveau statut d'historien de Lorant Deutsch
Malena c'est pour toi (*)
Les extensions capillaires "le mal du siècle"
(*)
C'est quoi le problème avec vos vrais cheveux?
Le fait d'avoir des Granny Smith gratos à la salle de sport
Ces gens ont-ils déjà entendu parler des Twix au juste? 
Ou des M&M's?
L'odeur des M&M's peut être excessivement énervante quand on n'en mange pas soi-même
La marque Desigual fait des vêtements qui plaisent à un type de femme qui n'est pas le tien
Le bariolé non merci
Les Kickers non merci
T'as quel age? tu dissocies pas ta droite de ta gauche? 
Dans l'ensemble, le "rigolo" non merci

La fantaisie, oui, s'il vous plait, à petite dose


lundi 12 septembre 2011

Stay tiny///

Post à l'ovomaltine. 
T'as huit secondes pour vous dire que ...
Tu es une Rimbaud warrior rêvant d'un trou de verdure où chante une rivière. 
Petit coussin de mousse pour ta tête encombrée, laisser des rêves s'en échapper. 
Ne pas avoir peur, jamais, sous aucun prétexte, d'être un peu trop poète. 
Tu voudrais voir tes amis, jouer avec eux à faire du café aux racines sauvages, à la terre fraiche, à la bave de crapaud.  Se dire Mmm c'est bon, même si c'est dégueulasse. 
Dans le jeu, on disait que c'était bon. 
Là est la vérité, dans l'innocence des petites filles mal fagotées qui se foutent bien de leurs tresses défaites, de leurs robes blanches tachées. 
Des petits garçons avec des pansements spiderman sur des plaies toutes relatives. 
Les uns avec les autres qui ensemble, prétendent que la vie c'est trouer ses collants et ne pas faire ses lacets. 

Nature, berce moi chaudement, j'ai froid. 

Quel âge est-il ? 
Ma montre est pétée.
Fin des huit secondes. 

Large. 

Georgescu.

vendredi 9 septembre 2011

Départ...

Puisque tout passe, faisons
la mélodie passagère ; 
celle qui nous désaltère
aura de nous raison. 

Chantons ce qui nous quitte
avec amour et art ; 
soyons plus vite
que le rapide départ. 

Rainer-Maria Rilke
Vergers, 1926

Vers trouvés dans le programme du théâtre de l'Espace à Besançon. 
programme lu dans le train, rapide départ, destination inconnue encore... 
à suivre. 

Vôtre
Georges. 
 

mercredi 7 septembre 2011

Unbreakable

Minable toute la nuit et invincible le lendemain matin. 

Tu files passer tes deux partiels de la honte à Besançon. Dans le bus qui t'accompagne au campus tu t'installes en face d'une femme que tu as connue dans des conditions amusantes dont tu t'es souvenu il y a peu. 
Tu étais en terminale et tu sortais souvent dans la boite gay de le ville. Tu y faisais tout et surtout n'importe quoi avec Sweety, complice du pire. 
Il y avait cette femme un peu trop âgée pour toi. Appeler ta nana "maman" Non.
Voire beurk. 
Chaque samedi, à l'heure des slows c'était le même bazar pour dire que non, tourner en rond c'est pas ton truc, hors de question.
Quand tu as finalement accepté, c'était sur la chanson "paradis blanc" de Michel Berger et là... Tu as eu droit à la sérénade au creux de l'oreille.
Full malaise, quoi.

Après ça, tu es resté son "paradis blanc". Elle t'a offert une rose blanche plus tard dans un café que tu fréquentais beaucoup aussi avec Sweety. 

Suite à des soucis financiers, tu avais chialé auprès de l'assistante sociale et tu t'es retrouvée à manger à la cantine gratuitement.

Oui, ça peut faire marchande d'allumettes.

Bref, c'est comme ça que tu t'es rendue compte que la dame de cantine qui te refilait ta louche de purée gluante comme une gentille maman avec une blouse, n'était autre que ta chanteuse. 
Full malaise ². 

Et ce matin, c'était comme un présage rassurant cette femme en face de toi. 
Regardée et reconnue à la sauvette. 

Sur ta cuisse, ta main a improvisé une danse sur The Doors. Discrètement. 
Ne pas attirer l'attention. Ne pas chalouper. 
Droite dans tes baskets, tu tourbillonnes dans ta tête. 
Pogo mental en boite crânienne.


Arrivée sur le campus, tu es désinvolture et tu es pondération. 
Tu es nuit blanche, tu es vitalité. 
Tu es invincible.

mardi 6 septembre 2011

Enivrez-vous

Il faut être ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. 
Mais de quoi? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous. 
Et si quelque fois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront : "Il est l'heure de s'enivrer ! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous ; enivrez-vous sans cesse!
De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise."

C. Baudelaire. Le spleen de Paris. XXXIII

lundi 5 septembre 2011

mesquineries.

L’amaigrissement pré-primaire confirme que les uns et les autres se sont jetés avec voracité sur la bidoche pour obéir aux règles soufflées par le Docteur Dukan.
Après on chiale sur les algues vertes qui recouvrent la baie des trépassés.
C'est pas l'agriculture raisonnée qui va fournir 800g de prot' pure quotidiennement à ceux qui veulent avoir un corps svelte pour plaire au plus grand nombre. Non, madame.

On peut aussi lever le pied sur le porc en barquette étiqueté pas cher. Oui, madame.
Il y a des degrés dans le gore, on peut, si on le souhaite...

a) Manger un animal ayant eu une vie pépère et hors des murs.

b) Manger un animal ayant eu une vie pourrie, le cul dans le lisier, rêvassant à ce qu'on pourrait voir par la fenêtre si elle était à la portée de l’œil.

Et Aubry qui plaisante : François a mieux réussi son régime que moi, huhuhu.
Toute contente qu'elle est d'avoir retrouvé son héros qui s'est raboulé hier de NY. Sourire botoxé à mort, les yeux qui touchent bientôt les oreilles, tranquille.
Anne Sinclair détendue, (ouais, une femme riche en bloudjinnz est une femme médiatiquement détendue).
"Il va pouvoir, jouer le rôle qu'il désire jouer auprès des français".
Pour toi, ça sera le rôle du mec qui nique en neuf minutes rhabillage inclus avant d'aller déjeuner avec sa fille. 
C'est vrai, au fond, il n'y a eu que du sexe rapide... Pas de violence, pas mort d'homme.

Tu te traines une fixette à ce sujet, ça va agacer ton petit lectorat qui déjà est fourbu de lire tes agacements. 
Mais bon, le lectorat agacé peut aussi aller voir tintin au cinoche et s'ouvrir un closer.
C'est plus youpi, c'est sûr.
Ce blog place les lecteurs dans un rôle vaguement ingrat, c'est à dire qu'ils lisent toute la merde que le quotidien n'a pas le temps de laisser s'évacuer. Pas que ça, c'est sur, mais pas mal quand même. 
La vérité, c'est que Georges n'est pas sinistre. 
Tous tes potes ont des tablettes de chocolat de folie parce que t'es grave hilarante. 
Lolement. 

Georges.  

Une bonne pipe. A l'aise.
Gros porc va.

samedi 3 septembre 2011

Concert de rentrée

Hier soir, concert de rentrée offert par la ville de Dijon.
Hit by Moscow / Bastien Lallemant et le collectif Dahu / Gaëtan Roussel / Stromae / Yuksek.
Nuit sous haute surveillance. Des flics partout.
La municipale, la nationale, la BAC. Une tension diffuse qui ne t'échappe pas. 


De la viande soule et jeune qui se traine. Cette fille qui s'éclate sur les marches en pierre du théâtre.
Elle se tape un blanc et ce matin, doit boiter vaguement en comptant ses bleus.
Ses amis hilares. 
Refuge  dans un restaurant indien. Trop de monde. Du monde jeune qui te confronte à ta propre rouille. Des phrases chopées au vol que tu as déjà dites, que tu ne diras plus.
Se calmer un peu en s'envoyant des Heineken et un curry de légumes. 
Observant le va et vient des jeunes, bières à la main, bouteilles d'Evian pleine d'autre chose, boisson trouble. Tu penses à du pastis, un truc dans le genre. Ils ont vraiment envie de se la coller, cette cuite.

Des volutes de joint un peu partout, malgré la présence des agents précités.

Parfois, mêlés aux autres, des parents, leur bébé roupillant contre leur poitrine. Des enfants qu'on habitue très vite au bruit et à la bousculade. 

G. Roussel, apparemment bien de face, inaudible de profil. Du bruit. 
On croise deux jeunes femmes rencontrées lors de précédentes virées, impressions échangées à chaud. Les mêmes.

De profil, inaudible donc. 

On retrouve des amis. Degrés différent d'euphorie.  
Préoccupations différentes. 

Posés sur le trottoir, on entend un ressac stromaen sans y comprendre grand chose. Du bruit, comme déjà dit. 
Dernière bière avant d'arrêter d'essayer. Retour au bercail. Sur le chemin, des jeunes titubent et d'autres s'amusent. 

Ton pas est rapide, ton envie de rejoindre ton appartement est impérieuse, elle prend le pas sur le reste.
Trop d'agressivité ressentie. 
Trop de policiers qui toisent dans leur magic van bleu blanc rouge. 
Dans ta bouche, amertume, le houblon et le reste. 

Tu t'es pris ton coup de vieux, mauvais coup de la mairie gratos et prémédité. 
 
Photo grattée sur le site de Dijonscope.