Georges

Georges

mardi 30 août 2011

Easy Listing #4

Le lion
Rêve d'Arizona
Jack Kerouac
poudre d'escampette
Coffee
Cigarette
Papouasie/Nouvelle Guinée
Marguerite Duras
Feu aux poudres
Nuage de lait
Alain Bashung
Rita mitsouko, avant le vent
Beat Generation
côte de boeuf 
Versus
côte de bette
Miel, toutes fleurs
Marilyn Monroe
casser la gueule à JFK
Le port d'Amsterdam
préferer le noir
puis le rouge
s'habituer au gris
se foutre au vert
Bleu, Blanc
Andalousie
Polaroïd 
Persol
Camel medium
OCB
mélanger tout ça
Arrêter
Nag Champa 
Ravi Shankar
Adolescence en sarouel
Grunge repentie
wawache Ikéa
1) acheter du henné
2) acheter du Haschisch
3) Se débarrasser de sa brosse à cheveux
4) Devenir une caricature dont on s'amusera plus tard 
Tendrement
Regarder ses égarements toujours tendrement
Avoir de la compassion pour soi
Mini Georges
Répliques de film 
Films culte
films de merde
Ellen Ripley
Ne la touches pas sale pute
La neige qui grince
Souvenir universel
Nettoyer sa vie au Kärcher
41 € la séance
Creuser le trou de la sécu au Kärcher
Se mettre à détester le mot Kärcher
Dessin de coeurs
de ronds sur les "i"
tête de mort
Arbres
puis Re des coeurs
Malena
Faire des listes pourries, 
Juger tout, vite et mal.
tout ce qui vient de toi
ne pas pouvoir retenir le mot "pourri"
Continuer
Tendrement


jeudi 25 août 2011

She said NO NO NO

Tu as attendu le Rock&Folk de septembre pour lire quelque chose de cool sur Amy Winehouse. Sans doute que nombreux d'entre vous s'en fichent bien comme il faut de cette chanteuse soul, ballerines blanches cradées aux pieds, choucroutée et maquillée outrageusement.

Dans ce cas, on se retrouve plus tard.

Pour toi elle a toujours eu la classe Amy, même épave.
Au plus triste de ses prestations, elle t'a tout de même émue et sa voix, putain quoi.
Alors qu'on lui collait une étiquette d'enfant gâtée, tox et ravagée, tu ne voulais reconnaître que l'amour taré qui la consumait. Elle avait eu le courage de balancer son Rehab au milieu des Ting Tings et autre pop acidulée et R'n'B Rihannesque. Au milieu des Barbie sophistiquées et lisses elle avait une autre forme de sophistication.
Chignon qui dit bien: fuck off, slim et crayola autour des yeux elle envoyait la sauce avec son timbre vintage, Lauryn Hill un peu moins Zion, un peu plus camden. 

Enfin, tu l'aimais bien et enfin, c'était bien de lire dans ton magazine préféré un semblant de vérité sur sa mort et sur sa vie. Loin des pisseuses hyper produites, Amy a chanté de la Soul selon aucun calcul marketing, juste parce que ça aussi, c'était sa came, et que la demoiselle n'était pas dans le reniement, la demie teinte.

C'était pas une control freak  elle y est allé sans plan de carrière. Les mains dans les poches de son Slim, le regard mélodramatique, elle a martelé son No, No, No.

A 27 ans paf! lowerdose. Morte d'avoir mis fin à de nombreuses années d'excès tous azimuts.

C'est parti pour la grande messe et les putasseries en tout genre.
... Et tout le baratin sur le club des 27. Rejoindra-t-elle Jim Morrisson, Janis Joplin, Jimi Hendrix... and co?
C'est surement l'angle médiatique le plus abruti de cette disparition.

Pacôme Thiellement signe un article vraiment bon à ce sujet dans Rock&Folk.

Voyez plutôt :


(...) Le problème de ces artistes bousillés n'est pas d'avoir eu 27 ans. leur problème, c'est de ne pas en avoir eu 28. Les passages de vies se faisant à chaque septénaire, c'est à partir des indices 7,14,21,28 et 35 que nous pouvons évaluer la façon dont le monde nous a marqué. (...) 
28 ans, c'est la confirmation de l'adulte : désormais arrête d'agir avec inconséquence, paye tes impôts, reproduis-toi et fonde une famille, tu te souleras la gueule le week-end. (...)
Ne pas avoir 28 ans, c'est rester éternellement la comète du poème de Höderlin: c'est avoir "la rapidité des oiseaux" , "fleurir en feu", et "être en pureté comme les enfants" ; mais c'est aussi éviter le moment où, ayant vraiment bavé de toute la salade dégoûtante des civilisés, il ne nous est donné d'autre choix que de nous radicaliser ou de nous prostituer. Avant 28 ans, on peut être un poète, un visionnaire, ça reste acceptable; c'est après 28 ans que l'on peu vérifier le sérieux des refus initiaux et le poids de notre grâce face à la pesanteur de la société. Les crapules le comprennent, mais à l'envers, quand ils disent que "ne pas être de gauche à 20 ans, c'est n'avoir pas de coeur, et ne pas être de droite à 40, c'est n'avoir pas de cerveau". 
C'est le contraire qui est vrai : ne pas retourner sa veste est un art et rester honnête dans un monde qui ne nous aime que vendu ou mort demande la rigueur d'un samouraï! Après 28 ans, c'est une autre affaire que de cracher dans la soupe quand celle ci pue le foutre mêlé au sang... Mais c'est là que ça devient intéressant. C'est ça que, désormais, nous devons avoir la force de vivre. 
Il faut cesser de mourir avant d'avoir 28 ans, parce qu'il faut cesser de se laisser tuer par un monde qui se nourrit goulûment de notre propension au martyre. Il faut cesser de mourrir d'avoir trop bouffé d'alcool, de drogues et d'amour triste, parce qu'il faut cesser de donner raison aux crapules contre nous, et commencer enfin à les vaincre avec leurs propres armes : impitoyable lucidité, discipline de fer, sens pratique et magie noire. 
(...) 
Le monde adore les artistes extrêmes lorsqu'ils se tuent prématurément et qu'on peut les transformer en icônes et en produits culturels. Mais nous qui détestons ce monde, nous refusons encore aux honnêtes personnes qui y apparaissent de s'y laisser mourir. 
Et nous déclarons officiellement le club des 27 fermé : Parce que la Mort ne nous mérite pas.




Voilà qui est bien envoyé!
Georges, 28 ans et 11 mois.



lundi 22 août 2011

la double vie de Véronique #2


Van den Budenmayer Concerto en mi mineur


Street Spirit

Tu payes une note au bar.
Tu te retournes sur un homme et son chien qui te regarde. 
Pas le chien. 
Il fume dehors, ses yeux insistent. 
Là, tu te souviens de tout. Des joints partagés, des bouteilles de whisky qui passent d'une main à l'autre, des aventures rocambolesques, une arcade sourcilière éclatée contre une marche en pierre, du sang parterre, sur son visage,  des pilules contraceptives vendues pour de la drogue.

Son nom est un prénom, si bien que tu n'as jamais su s'il s'appelait Jean Pierre ou Pierre Jean*.

Ton dernier geste pour lui, du désinfectant sur son œil et un coup de fil au samu. 

A cette époque tu te trainais une fille déjà morte.
Association de malfaiteurs, magnétisme pour épaves, tous les errants devant votre porte.


Un vague sourire échangé et chacun a repris sa direction, toi avec ta putain de dalle de vivre, ton amour en bandoulière et un avenir loin des descentes au goulot assise sur le pavé. 
Lui et son chien, son sac, sa route devant lui. 

Parfois l'impression de stagner te hante, et voilà  une occasion de voir combien tu avances à pas de géant. 
C'est vrai aussi pour ce garçon, qui ne savait pas vivre.
Il assure maintenant sa survie et celle de son chien.
Il a de belles boucles rousses tombant autour de ses yeux rieurs et quelque part, une cicatrice. 



*Afin de préserver l'anonymat ... blablabla. 

dimanche 21 août 2011

ça va et toi?

Accrochez-vous, ça va partir dans tous les sens... 


Sur msn il faut toujours faire vite vite pour que les gamines de l'école ne te sautent pas sur la fenêtre. 
Ce qui est bizarre c'est qu'elles t'abordent mais n'ont rien de spécial à dire à part "salut ça va". 

En ce moment c'est la danse des méninges sur les cours de socio/droit/éco. 
Session de septembre. Truc bien quand on fait des études par correspondance : la fragmentation à la carte des examens. 

Il semble que notre société (ça fait dissert' comme début de phrase) à un gros gros problème avec la faiblesse. C'est quelque chose qui ne se dit pas, on doit faire toujours bonne impression. 
le "-ça va? - Non" est socialement inacceptable. 
On doit jouer à : Ouais super! et s'effondrer chez soi planqué pour ne pas déranger. 

C'est clairement indécent de ne pas être dans son assiette sans avoir quelque chose de médicalement justifié, un truc si possible grave. Sinon, il y a toujours quelqu'un pour dire que tu sais, machin a telle ou telle maladie et il/elle fait pas chier, pourtant, il/elle a VRAIMENT quelque chose de grave. 

Bien sûr, oui, il est normal de répondre au tout venant que oui, ça va. Il est même convenu qu'à la question ça va on ne réponde jamais la vérité. C'est trop pesant, c'est impudique, c'est long et ça pète clairement l'ambiance. 

Ce qui est assez triste, c'est de devoir jouer cette comédie avec les amis proches dont on sait qu'ils n'ont pas la patience de parler de problèmes fictifs (pour eux), des mythes de mélancolie soigneusement montés en épingle par un esprit trop oisif. 

Alors on ment. 
Par omission. 
Ou on rigole, soucieux de ne pas casser cette bienséance avec du drame d'occas'. Du resucé.


MAIS : ici c'est chez toi, alors t'as le droit de chouiner pour trois fois rien, de te plaindre, d'être pénible et de rompre avec les règles à la con. 

C'est ça la bonne nouvelle.


La photo c'est une dédicace à un lecteur de l'ombre qui m'a beaucoup fait rire via ma page facebook. 

Laquelle devrait sauter d'ici peu pour éviter le clic machinal et désintéressé. 

Pour te suivre, il va falloir dès lors te chercher. 


samedi 20 août 2011

hole

Des mois sans lire un livre, grignotant ici et là des articles qui te tombent sous les yeux avant de te tomber des mains.
De la poésie picorée.
Pas de film, de séries...très peu de musique. 
Un grand blanc. 

Quelques prières anonymes. 
De sacrées conneries qui défilent sur l'écran de télé. 
Tu n'y résistes pas, tu ne cherches pas à y résister. 

Depuis toujours, ça t'amuse les gens qui clament qu'ils n'ont pas de télé. Toi aussi, tu es passé par là, mais tu ne te souviens pas d'avoir autant méprisé les autres, ceux qui eux, ont la télé. 
Pauvres cons/toxicos/drogués,
moi je m'en fous, hein, j'ai pas la télé!

Ils disent la téloche, pour bien t'écarter... te mettre la honte, croient-ils.

Tu n'as rien de plus à dire... c'est dire. 
Vous voyez, le vide.

mardi 16 août 2011

Too young to be an old maid

Dans la rue, une petite fille à sa grand mère : J'ai soif, en rentrant je boirai de l'eau parce que j'ai déjà bu 3 verres de Jus d'oranges aujourd'hui, je vais avoir mal à l'estomac. 

Malena : la pauvre, elle est déjà chiante cette petite. 

Après t'être bien marrée, tu t'es rappelée des conneries que tu sortais à ta grand mère pour combler le fossé générationnel : plus tard mamie, je voudrais être bonne soeur. 

Dixit une gamine qui fumait des clopes à 13 ans en cachette et qui n'hésitait pas à envoyer frontalement se faire foutre le personnel enseignant qui tentait en vain d'en sortir quelque chose de bon. 

Dixit une gamine qui avait un penchant pour l'auto-médication (Another pill...).
Cette petite fille ne prend peut être pas de jus d'oranges parce que sans Vodka c'est du gachis mais que sa grand mère est trop craignos pour imaginer ça. 

Trêve de plaisanterie, à tout casser, elle a 8 ans. 
Espérons donc qu'elle essaie juste d'endormir la vieille avec ses conneries de catéchèse. 
Sister Georges. 


Amen.

lundi 15 août 2011

Another pill

Trouvée sur le carrelage froid d'un commerce sur-climatisé, une liste de courses, pharmacie : Stressam, toplexil, lithium... 
Une sympathie naturelle pour les buveurs de sirop  te pousse à ramasser cette relique, elle restera dans ton sac quelques jours avant de rejoindre la poubelle. 

Très jeune, tu as très vite compris que les journées étaient moins longues avec un peu de sirop pour la toux, des pilules contre le mal des transports et autres friandises. 
Un chemin balisé vers l'oubli de soi. 
T'envoyer en l'air. N'importe comment.

Tout ce qui comporte dans sa notice les mises en garde destinées aux conducteurs de machines. 
Les risques de confusion et de somnolence ne voulaient dire qu'une seule et même chose pour toi : myolastan = bonbon... nautamine, toplexil, mercalm... pareil. 

Joyeux Halloween Georges.


samedi 13 août 2011

les titres c'est surfait.

Tout un bordel pour vendre une guitare, des rollers, des livres. 
Y voir plus clair. 
Pas mal de gens clamsent dans tous les sens. 
Y voir plus clair? 
Gogol 1er bronze au cap nègre en caressant la brioche de madame.
Aller-retour dans la journée pour servir du "mesdames et messieurs les ministres, l'heure est grave, je n'ai fait qu'une heure de vélo aujourd'hui, je vais me ramollir les fesses, faisons vite. Merci."

Un jeune garçon de bonne famille, présumé méchu, récupère la guitare. Un jeune qui dit "bien cordialement", déjà. 
Qui remercie par avance.
La dame, elle, veut les rollers pour ses deux filles... unijambistes?
Elle écrit des mails un peu kikoolol. 
Tu ne la connais pas et elle te dit "Re" quand c'est le second mail... genre, re bonjour. Ouaich ouaich. Elle prend la vie pour  MSN.

Je la reconnaitrai à ça -------> ^^ et :)
Elle va me dire "slt".

Alors que tout est, soit très sérieux, soit très léger, tu aimerais te réfugier dans une spiritualité bancale. 
Actuellement, si on parle de spiritualité (hors religion), on passe pour une tarée mystique genre fleurs de Bach.
Sans doute est-ce depuis que l'on se réfugie dans la consommation et le vide intellectuel que la recherche de spiritualité = truc de voyante.

Hippie contrariée, tu cherches la paix de l'esprit dans les cartes du tarot de Marseille.


Peace. Love. Riot.




jeudi 11 août 2011

mail #2

C'était une plaisanterie cette histoire de valium + shit ...
Ah Ah Ah . 
Mais Piergil, merci!

GeorgeuhS

mercredi 10 août 2011

mail

J'ai foutu mon adresse mail sur le blog (là bas à droite, vers la photo de moi en train de faire la gueule) comme ça vous pouvez m'envoyer du shit ou des valium.

lundi 8 août 2011

Réac'Georges

Tu écoutes Creedence clearwater Revival avec une envie inconséquente de chiquer du thé pour cracher du darjeeling tranquille dans la pampa en lissant tes moustaches.

T'as déjà entendu parler des virgules?

Hier, tu as passé toute la journée au lit, à essayer de travailler une vision baudelairienne de la convalescence au lieu de pester sur la migraine, en plein délire codéiné.

Les mâchoires et les tempes et les poings serrés.

Crise de manque, manque de calme.

Tout à l'heure alors que tu parlais de ta vie de migraineuse à la pharmacie, tout le staff s'est mêlé de la conversation, c'était surenchère de proposition de médicaments.
Là, t'as senti l'excitation les gagner, ils pouvaient y aller de leur connaissances encyclopédiques des mollécules, révision du Vidal, la page migraine est parfaitement connue des étudiants et pharmaciens en poste.

Tu as bu ton café en regardant la jeunesse réactionnaire s'acharner à être standard et rangée. Les uns exactement à l'identique des autres. 
Tous pareils ou presque.
Leur combat : mettre ou ne pas mettre la table.

"J'te signale, maman, qu'au mac do je débarrasse, maman, alors quand tu te décideras à foutre ta bouffe dans du carton on s'en portera tous mieux, maman, et t'en auras plus marre de débarrasser mes ordures "
  
Mini mâle cherche mini femelle pour se mélanger la langue et le reste en alternance avec fumage de clopes à la fenêtre d'une chambre qui sent le propre et la gentille maman.

C'est la famine en somalie, on en parle pas dans les inédits de l'été de toutes les émissions de merde qui n'oublient pas d'être débiles pendant les vacances. On parle du rêve, d'Abou Dhabi, de plage et du business de la tong, des Crocs.

Au milieu du Closer de Joe la mèche on colle un enfant rachitique dans une bassine, pendant deux secondes, compassion, oh le pauvre, vite vite tournons la page pour savoir quel maillot de bain mettra le plus ma silhouette en valeur. 

Putain mais c'est des malades chez Lagardère de coller des morts de faim entre deux pages d'incitation à la consommation.
Ils nous font flipper avec leur connerie de famine alors que c'est l'été. 

C'est sûr, l'été on préfère se secouer un bon vieux Shakira en sirotant un mojito que de se confronter à des cas de conscience. 

Ce monde est tellement malade et minable. 

Tu en fais tellement et trop partie. 

Georges,d'une mauvaise foi évidente


jeudi 4 août 2011

A Malena... #1


La chanson du vent qui fait claquer tes tympans
Un vélo qu'on ne pédale pas
Tu t'en remets au dénivelé
La gomme de tes roues contre l'enrobé
Et les guitares punk du vent qui passent ici, sortent là. 

Enfant sauvage dépeignée
Visage aux humeurs masquées derrière un froncement de sourcil
Moue boudeuse mais pas dégoutée
Marcher pieds nus dans l'herbe coupée, 
s'en souvenir
Marcher pieds nus sur le bitume chaud
S'en souvenir

Et les clichés qui affluent
l'odeur de l'orage,
le ressac des vagues,
le baiser de vos sueurs et de vos salives 
la quasi nudité, quasi permanence de vos peaux dénudées

Se souvenir de tout ce qui fait l'été
Se raconter l'histoire de l'été
Avant, tu te souviens, il y avait ce qu'il faut de sable et d'océan
Tu avais peur de traverser les algues
Peur de quoi? 
Qu'elles t'attrapent et te collent le visage dans le fond nébuleux de là où tu as pied

Ta peau salée, sablée... de tout ça aussi. Tu te souviens. 
Ton cul majuscule courant après une minuscule balle de beach ball
La rumeur des autres autour, famille et couple et amoureux bienveillants qui s'étalent de la crème. 
Qui s'étalent et c'est tout.

Et toi, enfant sauvage et dépeignée, le coeur ici et las de n'être pas là bas
Tu écris des mots petits
Tu sers sa main entre tes doigts
Là bas, jolie toi, ça sera pour une autre fois...

mercredi 3 août 2011

Pizza is EVIL

En mai. Commande d'une pizza. 
Le livreur : vous savez il est plutôt temps de faire du sport que de bouffer des pizzas, c'est bientôt l'été nianiania...
Georges : PARDON??

Malena, voyant son Georges bouleversé appelle la direction. 
Elle explique le truc en disant qu'il faudrait peut être recadrer ce livreur qui fait pleurer les filles en leur mettant sous le nez l'angoisse du maillot de bain imminent. 

Ceci dit, maillot de bain, mon cul!

Hier. Ding Dong, c'est le livreur. 
Georges : Bonsoir
Livreur : rien... puis, vous me reconnaissez ?
Georges, a qui on ne la fait pas : oooh oui. Bien sûr que je vous reconnais.
Livreur: vous savez, faut pas mentir madame, et dire qu'on vous traite de grosse vache quand c'est pas vrai. 
Georges: PARDON??

La suite : des explications foireuses, et votre Georges qui a sorti tous les connards tapis sous l'amertume d'une journée de merde. 
Et dégage, et va te faire foutre, pendant que l'autre, un vrai cramé, te prévient qu'il s'en fout de ton père, de ton mec, du pape, qu'il va venir ici et tout défoncer s' il perd son job. 
Et votre Georges, ben tu vas le perdre, connard, blabla..., casse toi...

Appel à la charmante direction, un homme adorable qui sourit au téléphone, tu lui balances la sauce en ravalant des sanglots de rage. Tu dis, ne le dites pas à ce type, nous sommes deux filles, il a l'air taré, il nous a menacé de venir tout péter. 
Tourrette se refile au téléphone, attention, car le mec a dit :
"Il fait vraiment chier ce con"

PLUS JAMAIS de pizza. 
La pizza c'est le diable.



non mais... SANS DÉCONNER QUOI????

mardi 2 août 2011

You see, you just don't know I'm here to give you my heart And you want some fashion show

Tu portes un casque qui ferait baver de rage n'importe quel minot de 13 ans.
Les écouteurs crachent du Jim Carroll.
Tu n'as pas la mèche qui va avec,ni celle de Jim .
Si tu l'as, tu ne l'agences pas de la même manière que les minots précités. Tu ne fais pas du headbanging pour replacer tes cheveux dans le sens inverse du vent.
Au début, en croisant ce genre de mèches, Malena et toi vous demandiez si, par hasard, ils étaient venus en ville en décapotable.
Maintenant, cette blague a plus de trois ans sans doute... Les mèches pullulent comme des champignons d'automne, et comme eux, il y a des coins où on en trouve davantage, elles s'agglutinent autour d'une bouteille de champagne et de quelques macarons.
Voilà qui n'entrave pas l'hygiène des appareils dentaires.
Voilà un aspect de Dijon qui est tour à tour drôle et écoeurant.

Agaçant quand une bande de mini dame à trench et wayfarer se trimballent des sacs de chez IKKS, comptoir des cotonniers et Repetto alors que toi, adulte (ouh lala) tu te galères à boucler un mois ordinaire sans chichi, sans folie.

Parfois, tu te demandes ce qu'il y aura à découvrir après, quand ils seront lassés à 15 ans, des macarons et du champagne..
ça te mène rapidement à une réponse assez limpide : CO-CA-INE

Coq à l'âne.

Hier au parc,une phrase attrapée au vol, sortie de la bouche d'une maman : Non, les glaces c'est très sucré et très mauvais pour la santé.

Tu te retournes sur une mère qui essaie de pousser un landau à 50 km/h sur terrain plat et deux mômes qui s'activent en regrettant d'avoir demandé une glace.

Tu lui dirais bien qu'à parler comme ça à ses enfants, elle en fera des frustrés qui se jetteront sur le premier pot d'Haagen dazs venu à l'adolescence, juste pour la faire chier.

Caramel, butter, macadamia, cookie blues.
- Maman, est-ce qu'il reste de la chantilly? 
Tu vois bien le genre...

Tu lui dirais volontiers qu'ils n'y peuvent rien si elle a des gros mollets et qu'elle n'arrive pas à vivre avec.


Georges Freud pour vous desservir.
Passage au crible de la bourgeoisie Dijonnaise qui te tombe sur les nerfs. 
Tu racontes ce que tu vois comme un foutu scribe. 

Ce n'est pas dans le vol en formation des mouches autour d'une ampoule nue que se trouve l'inspiration. 

Mais alors où? 


 
Georges, amoureuse aux mains vides. Écrivain sans objet. idiote sans village.



lundi 1 août 2011

Juste une fille qui écrit.

Un temps, tu as travaillé dans un journal. 
Alors, à la question : qu'est ce que tu fais, toi, dans la vie...? 
Tu ne mentais pas en répondant : j'écris. 

Aujourd'hui, tu écris bien davantage que pendant cette période, pourtant, l'écriture ne fait pas partie de ton identité sociale. 
Tu le sais toi, que tu n'es rien d'autre qu'une fille qui écrit.
A toutes tes identités : femme, fiancée, fille, soeur, citoyenne,  amie etc... tu aimerais accoler :... qui écrit. 

Tu aimerais que ça fasse partie de toi comme l'azur de tes yeux, la pâleur de ta peau.  

Que l'écriture soit ta valeur intrinsèque. 
Georges.